Où le Narrateur; de plus en plus lassé par la pub et les commentaires débiles à la mercantilité à peine déguisée, décide de révérence tirer sur le présent site...

Où le Narrateur; de plus en plus lassé par la pub et les commentaires débiles à la mercantilité à peine déguisée, décide de révérence tirer sur le présent site...
C'est décidé, je déménage...



En vous r'merciant, Adieu... Ou à tout à l'heure, sur la continuation....

# Posté le lundi 28 mai 2007 13:08

Où le Narrateur porte sur lui même un oeil critique suite à une parole maladroite de la Génération Montante et tente de soudoyer les hautes instances architecturales nationales...

Où le Narrateur porte sur lui même un oeil critique suite à une parole maladroite de la Génération Montante et tente de soudoyer les hautes instances architecturales nationales...
C'est en entendant la Minimeuf l'appeller pour la première fois "Tonton" -Et non pas Tata comme l'y a insidieusement poussé sa mère- que Nikko prit conscience du passage des années que nous appellerons A sur la fraiche beauté adolescente de son ravissant minois que nous appellerons B.
Hop, sitot son Xanax avalé, Nikko se rue dans la pièce dédiée aux fonctions ablutoires de son Domus neuillen, afin de mesurer dans le miroir néomoderne-postIkéa l'étendue des dégats.
Nous n'en sommes Dieu merci pas rendus à l'état de Bagdad après que Deubeulyou y ait fait le plein de son 4X4, mais A avaient quand même pas mal niqué B.


Fidèle à sa méthodicité quasi maladive (Psy Chéri pourra confirmer), Nikko s'en va ici détailler pièce par pièce son monument corporel.
Ou Step By Step comme l'eussent chanté les New Kids On The Block en leur temps.
Dans sa grande mansuétude, Nikko t'invite à te joindre à la visite, Ami Lecteur.


Si tu as la chance de lire ce post le premier dimanche du mois en cours, commence directement la visite sans bourse délier, dans le cas contraire, aies l'obligeance de me mailer ton RIB afin de payer ton droit d'entrée selon le barème suivant :

*/ Tarif Adulte: 10¤ (Nikko n'est pas le Louvre mais n'est pas non plus le musée du nougat à Montélimar)
*/ Tarif Enfant : 15¤ (Je hais les enfants)
*/ Tarif jeune Etudiant : 7.50¤ (J'aime les jeunes étudiants par contre!)
*/ Tarif jeune Etudiant imberbe blond aux yeux bleus : 1¤ symbolique.

Les chomeurs et autres nécessiteux ne se sont pas vu prévoir de tarif car s'ils ont deux sous de bon sens, depuis le 6 mai dernier ils se seront rués vers l'ANPE ou l'aéroport le plus proche.


Simple et nu comme au premier jour (mais avec un plus gros kiki quand même), Nikko se tient seul et nimbé de lumière sur son tapis de bain, absorbé dans la contemplation de son reflet car on ne naît pas impunément un 29 Octobre; et s'apprête à affronter courageusement son propre jugement, digne dans l'adversité.
Le temps de monter sur la cuvette des toilettes, car fidèle à ma ferme décision de fuir la réalité je ne m'achèterai un miroir en pied que lorsque mon corps sera tel que Falcon me suppliera de bien vouloir signer une exclusivité chez eux; et l'on pourra commencer.

Entre ici, Ami Lecteur, car du haut de Nikko, 31 années te contemplent!

Au rez de chaussée, le Pied: Le pied ne tient ici ni du Hobbit ni de Grünwald, et affiche un banal 42 fillette, bien que large parce que plat. L'ongle en est bien coupé et entretenu, et le pied ne sent pas.
La Cheville, sans être gracile ne rappelle Dieu merci pas les fondations du Golden gate.
Le Mollet est ferme, sensiblement galbé et musclé, preuve d'une affection certaine pour un arpentage régulier du pavé parisien.
Le Genou est tout ce qu'il y a de plus banal, craque un peu les jours de pluie.
La Cuisse est, à ce niveau, ce dont Nikko peut s'enorgueillir... Le quadriceps est fuselé, l'ischio-jambier est puissant. Dessinée et ferme, elle est le vestige du jeune temps de rugbyman de Nikko où il aimait à tater du ballon ovale, au collège, en short avec ses copains de classe.
Ceux qui sont en train de bander, là, seront dénoncés!
Aujourd'hui, Nikko n'a plus d'intéret que pour deux facettes de ce sport Viril: Les douches à plusieurs et le calendrier.
Enfin, nous avons, dans la partie la plus haute du rez de chaussée, confirmation que, si mélé qu'il puisse être, le patrimoine génétique de Nikko ne compte aucun chromosome brésilien: son Fessier ne sera jamais rebondi et ferme sans l'aide du silicone et du Docteur Choukroune de la Clinique du Rond Point des Champs Elysées. Car Dieu et le coach du Gym louvre ont, eux, jeté l'éponge. Enfin surtout Dieu, car le Coach, lui, facture 10¤ TTC (TVA à 19.6%) le simple fait de lui dire bonjour.
Il existe aussi à ce niveau une autre pièce, mais Nikko se reserve le droit d'admission. L'on pourra juste en déduire qu'Il ne compte pas non plus de lien de parenté avec Jeff Stryker.
Je laisserai les déçus rejoindre la sortie, et continuerai avec le reste du groupe, par la visite de l'étage supérieur.

Perpetuellement en travaux depuis 9 ans maintenant, le premier étage reste néanmoins visitable. Il consiste en deux pièces principales, abritant la machinerie usuelle, nécessaire au bon fonctionnement du batiment. Après une certaine propension à l'élargissement durant le temps où il se trouvait soumis à la régence et à la table de la Reine Mère, Nikko reprit en main les plans avec la ferme intention de restreindre l'espace cet étage à des proportions plus harmonieuses avec le reste de l'édifice. Malgré une persistance de l'effet YoYo sans doute due à la dilatation suite aux changement de température hivernaux, on notera tout de même une évolution régulière, chaque nouveau dépassement n'atteignant cependant pas les limites du précédent.
La décoration murale se doit, selon les canons en vigueur, d'afficher un motif régulier et finement ciselé, composé de 6 à 8 parties distinctes, plus connu sous la dénomination de "tablette de chocolat".
Nikko, perpetuel outsider, a lui, choisi un motif uniforme, constitué d'une seule et même partie que l'on pourra classer dans un style "Mousse au chocolat"...
Ehh Ohh ça va, hein!!! Au moins j'ai le chocolat de bon!
Mais que l'on se rassure, une redéfinition des plans, accompagnée d'une assiduité accrue au Gym Louvre (et ce à l'étage supérieur, n'en déplaise aux médisants) devraient solutionner le problème.
La partie supérieure étant assujettie à la même vague de travaux, Nikko vous invite à ne pas vous y attarder et se réserve le droit de vous ré-inviter lors de la l'inauguration à la fin des travaux si fin il y a (mais vous savez ce que c'est dans le batiment, ma bonne dame. M'en vais écrire aux Monuments nationaux, moi, tiens!!).

Les dépendances, que nous nommerons bras et épaules ne présentent pas de grande originalité et par conséquent pas grand intéret. A peine nous attarderons nous surs les mains, plutôt petites, "d'enfant" comme aiment à les définir ceux qu'elles ont touché et touchent, Leur taille a d'ailleurs fait le malheur de Nikko lorsque, enfant, il adorait le piano (l'instrument et le son dudit) mais ne put jamais aller plus loin que "Ah vous dirais-je Maman" à deux doigts...


La visite se termine au deuxième étage, par la pièce à vivre à laquelle mènent un cou un peu large et un menton légèrement empesé. La forme de l'ensemble garde pour l'oeil averti les stigmates d'une période de la vie de Nikko que l'on qualifiera pudiquement de "plantureuse", ou moins pudiquement de "sauvez Willy".
L'avantage de cette surprésence lipidique passée réside principalement dans le velouté et l'elasticité de ce visage poupin. D'aucuns se plaisent même à dire que Nikko ne fait pas son age, appréciations quasi unanimes et j'ose espérer non vénales.
Outre cette apparente jeunesse, Nikko porte le bouc discret, artifice en vogue et amincissant qui encadre une bouche que l'on dit "sensuelle" quand on a de la classe, ou "a sucer la moelle des os" quand on en a moins. Lorsqu'elle daigne se fendre d'un sourire, ce dernier n'est souvent qu'à demi formé et accompagné de la surévélation du sourcil opposé au coin levé, marquant ainsi la propension de Nikko au cynisme, et sa réticence à montrer sa dentition, complexé qu'il est par une incisive ébréchée.
Nez et oreilles sont on en peut plus normaux (vous ne trouvez pas qu'il y a assez de trucs gros chez moi???), les pomettes hautes et fermes.
L'Oeil est brillant et humide, et sur l'étal du poissonnier, Nikko serait considéré comme très frais. D'un marron uniforme (l'oeil, pas Nikko) il est aisément malicieux, charmeur ou glacial sur commande. Il peut même sentir le cul dès lors que son humeur est au diapason (A Nikko, pas à l'oeil). C'est à dire souvent, Scorpion oblige...
En vérité, l'oeil de Nikko n'était pas dans la tombe et ne regardait pas Caïn, rien à voir, il est simplement un atout dont il sait user et abuser quand l'envie lui en prend.

Pour finbir, le batiment est protégé des intempéries par un ensemble capillaire dont la déforestation et la dépigmentation croissantes ont conduit Nikko à un usage régulier et autarcique de la tondeuse, au grand dam de Mamina qui lui piaille souvent que "beurk, tu fais Skinhead"; ou à la grande joie de certains de ses partenaires qui lui ronronnent que "Mmmh, tu fais Skinhead!!"

Le guide vous saura gré de ne pas l'oublier en vous dirigeant vers la sortie...

En vous r'merciant, Bonsoir!!

Ps:

De : Haut commissariat dédié à la protection du patrimoine architectural / 75000 / PARIS.
A : Zenikko / Blog drole des fois / Skyblog

Paris, le XXXXXXXX

Monsieur,


Après lecture de votre dossier, la comission a le regret de vous informer qu'elle ne considère pas la réfection de votre personne comme un chantier d'utilité publique et refuse par conséquent de prendre en charge le cout de vos opérations au titre de la protection des monuments classés.

Nous sommes ravis que vous considériez Rika Zaraï comme votre maitre à penser, mais le fait qu'elle ait écrit un livre intitulé "Mon corps est une maison" ne change rien au fait que cette commission se déclare incompétente dans le domaine de la chirurgie plastique.

Nous ne pouvons pas non plus vous attribuer de subvention pour, je cite, "un petit coup de scalpel ou d'aspiration ici ou là" comme vous le suggérez en alternative.

Votre menace de porter l'affaire devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme en cas de refus restera sans effet sur la décision de cette commission.

Nous vous souhaitons bonne réalisation dans vos projets et vous prions, Monsieur, de bien vouloir agréer nos sincères salutations.

Mr XXXXXX
Haut commissaire dédié au patrimoine architectural de la nation.

# Posté le dimanche 20 mai 2007 17:00

Modifié le dimanche 20 mai 2007 17:23

Où le narrateur constate avec soulagement qu'à l'instar de la Girardot, le cinéma de qualité n'est peut être, il dit bien peut être, pas tout à fait mort...

Où le narrateur constate avec soulagement qu'à l'instar de la Girardot, le cinéma de qualité n'est peut être, il dit bien peut être, pas tout à fait mort...
Rassure toi, Ami Lecteur, c'est en effet ma deuxième critique d'un récent produit du cinématographe, mais il n'est pas question pour autant de faire de cet espace une antichambre des "Cahiers du Cinéma" ou de la rubrique culturelle de "Modes et Travaux".

Nikko se reserve simplement de temps en temps le droit de crier son amour ou de cracher son venin, selon que l'oeuvre incriminée l'aura rendue euphorique ou nauséeux.
De plus, cela changera sur le JDI de toutes ces analyses post-électorales à la perspicacité quasi divinatoire qui ramènent Jean Michel Apathie au rang de camelot de la Samaritaine un jour de soldes.

Profitant de mes vacances aprement gagnées, je décidai avec un ami cinéphile de me "faire une toile" comme on aime à le dire dans les milieux prolétaires au sein des campings.
Et n'ayons pas peur des mots, J'AI JOUI!!!!!!!!!!
Ton oeil sagace l'aura, j'en suis sûr, deviné à l'image illustrant cet article, le film responsable de ce pur moment d'extase passagère fut "Irina Palm".

Certes, nous sommes ici dans le domaine de l' "Art et Essai", en tout cas labélisé indépendant, car tous les ingrédients sont réunis: Du cul, exercé par une vieille dame devenue indigne sous les coups d'un destin cruel, un mari décédé, un petit fils mourant, origine ouvrière et banlieue Londonienne... On dirait du Ken Loach!

Et pour toutes ces raisons, en tout cas pour les deux premières, je suis assuré de ne pas entendre la péroxydée lambda de la rue Ste Croix beugler "Irina kiiiii?", car même elle aura pu lire dans LA page culture de son E-Male ou Illico préféré un entrefilet sur ce film.
Car tout film indépendant, surtout gay mais pas que, du moment qu'il est un tant soi peu dénudé, aura bonne presse. Faut de la bite! On aura beaucoup entendu parler de "O fantasma", "Hustler White", et autres "Ken park", mais beaucoup moins de "Pretre", de Antonia Bird!
Quant à l'aspect gériartrique, c'est connu, il y a une formidable histoire d'amour entre la communauté d'invertis que nous sommes, et les mamies Trash! Tatie Danielle est vachement plus bankébeul que mamie Nova, dans le Marais. On adore quand le cheveu bleu cache une âme noire.

Ici cependant, le cheveu est brun, et il appartient à Marianne Faithfull, sulfureuse icone des des 70's et de l'époque du Swinging London, grande prétresse du "Sex, Drugs and Rock'n Roll", égérie de Mick jagger, sur la queue duquel on pouvait accessoirement la trouver, quand lui même n'était pas sur celle de Bowie, de queue. L'on comprendra d'ailleurs pourquoi elle a autant la pêche à 60 printemps:
Sucer Mick, au rythme où il se poudrait les sinus, c'est du Gatorade qu'il devait éjaculer!!

Bref, le pitch est le suivant: Après de nombreux traitements inefficaces, Maggie se desespère de voir se déteriorer l'état de santé de son petit fils, atteint d'une maladie orpheline. La dernière chance réside dans un traitement expérimental, uniquement pratiqué en Australie. Le traitement en lui même est gratuit, mais le voyage et le cout du séjour restent à la charge de la belle fille de maggie et de son fils (Kevin Bishop, le choupinesque blondinet de l'Auberge Espagnole). Qui forcément n'ont pas de quoi payer.
A court de moyens pour obtenir la somme nécessaire, Maggie se résout à chercher du travail, et pousse la porte d'un club de Soho, le "Sexy World" tenu par Micki, qui recherche une Hotesse. Elle postule, n'ayant pas saisi l'euphémisme. C'est ainsi qu' elle devient Irina Palm, masturbeuse à la chaine de son état à 700£ la semaine.
Ceci dit, à 2800£ le mois, moi je dis ca vaut le coup d'investir dans la Neutrogena.
Pour Info, 1£ c'est 1.50 ¤.

La seule prestation que je connaissais de Marianne Faithfull jusqu'à aujourd'hui, c'était le rôle de Dieu (rien que ca) dans un épisode d'AbFab où elle disputait au Diable l'âme de Patsy, si tant est qu'elle en a une. Mais méa culpa, je vais m'empresser de réparer cela en voyant le plus tôt possible "Intimité" et "Marie Antoinette" que, Shame on me, je n'ai pas encore vus.
Elle est tout simplement parfaite dans ce film. Une qualité de jeu pareille ça se fait rare! Et pour une vieille rombière terne sur le retour, comme elle se décrit elle même, je trouve, moi, qu'elle dépote pas mal la mamie Rockeuse!

Tout le ton du film est à l'unisson, alternant les moments intenses et les épisodes franchement hilarants, comme quand elle redécore le "bureau" où elle branle assidument ses clients façon cottage cosy, avec aquarelles et fleurs séchées.

L'autre personnage incontournable du film est la BO tout simplement envoutante, à base de guitares lancinantes et plaintives qui ne sont pas sans rappeller Pink Floyd, période post-Roger Waters.

J'ai l'outrecuidance de penser être de bon conseil en t'invitant à te ruer voir ce petit bijou, Ami Lecteur.
Autre avantage, l'absence totale d'effets spéciaux du film garantiraun nombre de seaux de Pop Corn et de jeunes Lascars égal à zéro. Ces derniers étant tout de même moins agréable dans le rang de derrière au ciné que sur un DVD "Wesh Cousin", convenons en!

En vous r'merciant bonsoir!

Ps1: A l'attention de ceux qui ont cru que j'avais le mauvais gout de me moquer d'Annie Girardot sous pretexte qu'elle ne peut plus se rappeller où elle a mis ses clés de voiture (ce qui tombe bien puisqu'elle ne se rappelle plus si elle a une voiture), Il est évident que je paraphrasait son discours des césars 95.
Je crie mon admiration pour cette actrice qui est une Grande Dame. Qui nous manquera. Et si on n'a que Virginie Ledoyen pour reprendre le flambeau, on n'est pas dans la merde!!!!!

Ps2: Ce qui me comblerait d'aise, ce serait vos commentaires sur le film, si vous décidez d'aller le voir. Que vous ayez aimé ou non!

# Posté le vendredi 11 mai 2007 04:30

Modifié le mardi 15 mai 2007 17:37

Où le Narrateur a conscience de son irrégularité épistolaire, mais ne promet pas de s'améliorer, parce que un il n'est pas une machine, et parce que deux, « et merde » d'abord !

Où le Narrateur a conscience de son irrégularité épistolaire, mais ne promet pas de s’améliorer, parce que un il n’est pas une machine, et parce que deux, « et merde » d’abord !
A défaut de coucher régulièrement sur le clavier ses élucubrations essentielles à la bonne marche du monde, ton narrateur aimé fait cependant preuve d'une infinie générosité et n'hésite pas à déposer sous tes yeux émus une représentation non libre de droits de son image, en pleine réflexion pré posteuse... L'on notera d'ailleurs le sérieux affiché, tout en pose de poète écorché, mais sans le souci du détail, car tout l'effet mélodramatique et DavidHamiltonien de la présente icône est ruiné par la présence en arrière plan et dans un double vitrage de merde du reflet de Nikko en train de prendre la photo en même temps qu'il prend la pose. L'on notera également ici la truffe que peut être Nikko dès lors qu'il s'agit de manipuler Photoshop, sinon tu l'eus déjà vu torse nu et en maintes poses suggestives sur ces pages. !

Oui, je le sais, OUI, point n'est besoin de pousser force cris d'offraie, j'écris peu (euphémisme d'une rare mauvaise foi pour dire que je n'écris PAS). Mais que celui qui n'a jamais connu l'angoisse de l'écran noir, ou l'effarement devant le vide intersidéral digne d'Angéla du loft 2 que peut renfermer l'espace creux entre ses deux oreilles, que celui là me jette la première pierre.
Mais attention, dans un souci d'honnêteté –qualité rare chez Nikko, alors profites en-, je tiens à préciser que j'ai séché tous les cours de catéchisme où la Reine Mère, dans un élan de louable piété, tenta de m'envoyer, et que donc je n'ai pas pour habitude de tendre l'autre joue, mais plutôt l'autre pied, et dans les couilles.
Oui, je sais, je blasphème et mon âme est promise aux flammes de l'Enfer, mais étant donné que c'est là un fait acquis depuis ma toute première pensée impure non hétérosexuelle -et croyez moi elle date-, moi je dis tant qu'à avoir le croupion rôti, autant que ça soit pour la totale !

Soit, je n'écris pas. Mais peut être est ce pour la simple raison que je n'ai pas grand-chose à dire. Y as-tu jamais songé ? Et aussi étonnant cela soit il, bien que sodomite avéré assumé et passionné, je ne partage pas la mégalomanie galopante de nombre de mes contemporains analement pénétrables. Et je ne crois pas dur comme fer (ou dur comme Jeff Stryker, ça marche aussi) que la platitude de mon quotidien peut être propre à intéresser le chaland moyen.
Et comme je n'ai pas le millième du talent de la Joly, ou du Bedos, je ne peux espérer faire rire en lisant le bottin.
Alors, je fais comme Emmanuelle Laborit.
Je me tais.
Et gueule si tu veux, mais je préfère savoir que ton c½ur chavire de joie une fois par mois (voire par An c'est plus proche de la réalité) en voyant que j'apportai ma modeste contribution au présent espace d'expression ; plutôt que de savoir que tes yeux se lèvent chaque jour une énième fois vers l'Eternel ton Dieu en voyant que je t'abreuve de ma toute dernière analyse politique à la finesse incomparable de style « SarkopasboSégobravo », ou des photos de « ma-meilleuR-keupine-que-c-1-meuf-ki-Dchire-sa-race-jte-kiffe-ma-beL-lache-T-comm-kouz1 ».
C'est mon choix, Évelyne.
Tadatadam-taaaaaaa.

Oui, mon quotidien est plat.
Oh, ne crois pas que je n'en soies pas le premier embêté, je préférerais de loin vivre la vie trépidante et sexuellement fournie du StarAcadémicien lambda. Et promis, moi je ne me cacherais pas en salle CSA pour pilonner le bogosse de la promo, ou fumer ma dose quotidienne de Marocain –voire faire d'une pierre deux coups si ledit bogosse est marocain-, car je pense que quand on décide de signer pour montrer son cul à tous les passants de d'vant l'poste, ben on assume jusqu'au bout !
Dieu merci, quelques pics d'activité cérébrale émergèrent cependant de cette mer d'huile tels d'improbables îlots :

Ilot numéro 1: Où le Narrateur constate avec surprise qu'il est finalement fréquentable :

J'eus par exemple le plaisir de rencontrer mes deux premiers nouveaux voisins de blog, suite à mon déménagement virtuel.
Et ce fut un réel plaisir, même pas sexuel !
En fait, novice sur mon nouveau webomicile, je transposai un à un tous mes articles depuis très-prochainement-feu Skyblog, afin de mettre à jour mon blog sur GA, mais oubliai de décocher la petite case « Publication sur le JDI », ce qui fait que j'ai littéralement pourri le journal de bord de mes 45 articles, les accumulant à la suite, et que je m'attirai ainsi les foudres de nombreux internautes qui me le firent savoir avec une verdeur de langage propre à faire passer la première poissonnière des Halles pour une Immortelle du Quai Conti.
La honte monta dès lors à mes joues potelées, et je m'empressai de présenter mes excuses aux outragés. Mais au final je ne regrette rien car ce fut là l'occasion de commencer à faire connaissance avec les quelques Gaïens doués d'une once de compréhension présents ce jour qui ne manifestèrent à mon égard ni haine dévastatrice, ni envie de meurtre ; et de sympathiser avec deux d'entre eux tout particulièrement, j'ai nommé KhriliGompo et Oxol.
Gaïens que j'eus rapidement le plaisir de voir en vrai sans écran intermédiaire, fort d'une admiration partagée pour -dans le désordre- Lisa Gerrard, Pierres Desproges et Hippopotamus avec l'un; et avide des conseils MacIntoshiens de l'autre, une prochaine contribution à l'enrichissement éhonté du sieur Jobbs étant toujours dans les projets de Nikko.

J'ose à ce propos espérer que ces deux énergumènes ne seront pas les deux seuls à se sentir désespéré au point de frayer avec votre Serviteur, et que la vie associative hors pixels de GA m'amènera à rencontrer en chair, os, corps caverneux et piercings d'autres collègues gribouilleurs, par exemple à l'occasion d'une séance de cinéma, comme ce fut le cas avec Oxol. Ce qui, Ô dieu de la transition quand tu nous tiens, nous amène à l'

Ilot numéro 2: Où le Narrateur, cinéphile avéré, se drape dans une aigreur outragée, et vomit sur une Icône du 7ème Art recto-coïtal :


Lors de notre deuxième entrevue, avec le Sieur Oxol, il fut décidé d'un commun accord de sa part d'aller voir ce qu' il est d'usage d'appeler lors des brunchs courus de la rue Ste croix
« Le dernier Téchiné », dans l'une de ces salles obscures du cinématographe.
Ne sois pas affolé par toutes ces lettres, Ami Queutard, il s'agit simplement d'une backroom, mais dans laquelle tu restes habillé, et où le dialogue du spectacle qui se déroule devant tes yeux dépasse les « ooohouiputainmecc'esttropbonvasymetsl'aut'main » d'usage au Dépôt et consorts !
Les jours de fêtes, il arrive même que ledit spectacle s'avère agréable et prenant.
Mais pas là.
Je m'apprête sans doutes à essuyer de nouvelles vagues d'insultes, et tentatives d'attentat sur ma personne au moyen de jets de vêtement de la saison passée, mais je le crie haut et fort : Ce film c'est vraiment de la merde!
L'on notera premièrement ici le moyen d'identifier un Téchiné du premier coup d'½il : On reconnaît le John Woo à son envol de colombes au moment le plus riche en tension du film, le De Palma à son fameux SplitScreen, le Téchiné, lui, se reconnaît à son choupinou effarouché (dont c'est généralement la quasi première apparition mais qui fera plus tard les choux gras du cinéma françâââis, j'en veux pour preuve les Gaspard Ulliel, Manuel Blanc, et autres Alexis Loret), souvent couplé à l'apparition collagénique de la Béart. Ici, c'est Johan Libéreau.
Le jeu est un peu «académique » à mon goût rappelant celui qu'affectionne Jeanne Labrune, entre théâtre et cinéma dramatique, mais ça en soi ce doit être propre à Téchiné, puisque j'avais déjà eu cette impression en voyant « les roseaux Sauvages ». Je n'aime pas. Mais je conviens tout à fait que cet avis n'engage que Moi.
Non les deux choses qui m'ont réellement gonflé dans ce film, c'est le manque de respect envers le Spectateur, et, en cherchant un peu, envers les malades.
Je m'explique : Prenons le spectateur, que nous appellerons Jean Kévin.
Jean Kévin a lu dans la presse autorisée, que l'équipe du film s'enorgueillissait du souci du détail dont ils avaient fait preuve lors de la réalisation de ce film, allant, il cite « jusqu'à reproduire des journaux de l'époque ». Soit.
Jean Kévin trouve, lui, que ce souci du détail relève de l'amateurisme le plus total, et à de nombreuses reprises. L'action est censée se passer entre 1984 et 1985, lors de l'apparition du Sida en France. Les journaux, il est vrai, sont bien d'époque. Mais Jean Kévin vous le demande, à quoi sert de se casser le cul à fouiller dans les archives du Canard Enchaîné une édition vielle de plus de 20 ans ; alors que dans le plan d'après, on verra une Twingo passer, ou même une Velsatis; que les bus de la RATP afficheront fièrement les logos et le design de la campagne lancée en 2003, que les draps de l'Hôpital afficheront APHP 2006 (Merci Oxol); ou encore que l'on verra à l'arrière plan une jeune fille pénétrer dans la station de RER en passant son Navigo... Ne comptons pas les narines blessées qui changent de coté, ou les flingues baladeurs qui changent de tiroir. Jean Kévin ne pense d'ailleurs pas s'avancer beaucoup en insinuant que le césar des meilleurs costumes ne sera pas attribué à ce film, chaque acteur ayant en tout et pour tout 2 tenues pour l'ensemble du film (en un an, ça fait peu... Surtout chez les pédés. Nous on épuise ça en un jour !). Pour qui JeanKévin se prend il, me diras tu, pour critiquer Téchiné, réalisateur incontournable du cinéma français ? Alors qu'il est bien infoutu de faire de même. Ben le problème est bien là. André Téchiné est bien un réalisateur incontournable du cinéma français, loin de Jean Kévin l'idée de le nier. Et c'est justement ce statut qui aggrave son crime. L'inconvénient d'un Exemple, c'est qu'il n'a pas le droit à l'erreur. En tout cas pas aussi énorme.
Je me mets un moment à la place du jeune réalisateur talentueux mais non encore bankébeul qui moisit dans les MJC de quartier à essayer de placer son projet, sur lequel il aura bossé dur, et dans le détail, de voir l'apparente désinvolture du script dans ce film. Ben il aura mal au cul. Et je compatis.

Mais plus grave encore, à mon sens toujours qui n'engage que moi, c'est que la mise en image de la maladie souffre du même survol, et là, ça la fout mal.
A un moment, ceux ayant vu le film s'en souviendront, Blanc demande à Libéreau depuis quand il a ces taches sur le torse (Les Kaposi, Ndn). La bonne réponse est... deux secondes. Vu que dans le plan d'avant, Johan est devant un miroir chemise ouverte sur un torse immaculé ! Un peu plus tard, Sami Bouajila rend visite à Johan, déjà malade et volontairement reclus, et celui-ci, de colère se jette nu sur le lit fesses à l'air (jolies d'ailleurs), invitant Samy à le baiser si c'est ce qu'il veut. Je veux bien ne pas être une référence en matière de séropositivité en 84, en même temps j'avais 9 ans, même mon vice a ses limites ; mais si CA c'est le cul d'un mec séropo depuis plusieurs mois en 84, je veux bien être pendu. Soyons sérieux. Il a le corps de quelqu'un qui sort du Club Med Gym (Le narrateur réprime ici un soupir nostalgique). D'ailleurs, je ne suis même pas persuadé que la durée de vie d'un séropositif déclaré en 1984 atteignait quelques mois.
Et puis, anecdote sans aucune pertinence, mais amusante, c'est bien la première fois que l'on voit Téchiné rechigner à montrer de la bite! Tous les plans où la caméra approche dangereusement de la zone sub-nombrilique mais sur-couillale sont esquivés. Ca doit tenir à la délicatesse du sujet.
Aux personnes souhaitant voir un film un tout petit poil plus sérieux sur le sujet, je recommande chaudement « Les soldats de l'espérance ». Le caractère semi documentariste de la chose pourra en décourager certains, mais je les assure que c'est passionnant.

Et Last but not Least, comme on dit dans les anciens pays du CommonWealth :

Ilot numéro 3 : Où le narrateur s'aperçoit avec surprise qu'il a un c½ur, et que ce dernier peut communiquer avec ses glandes lacrymales.

Pris d'une envie subite de me culturer le synapse, je décidai de m'injecter à jeun et à la suite les 5 saisons de Six Feet Under, prêtées par un généreux donateur que je ne manquerai pas de remercier par tous les moyens à sa convenance.

Et à la fin de cette splendeur télévisuelle made in HBO, grand faiseur de merveilles devant l'Eternel et Rupert Murdoch, il y a LE fameux épisode S05E63.
Celui d'une heure et 10 minutes.
Ce lui qui eût arraché des larmes à tout le Jury de la Nouvelle Star réuni.
Et avec son générique.
Celui qui eût amené ledit jury à une absorption massive de Lexomil.

Pour ma part, larmes il y eut !

Jugez plutôt !

J'en profite pour informer les paléontologues de notre beau pays qu'ils peuvent arrêter de chercher!
Il n'y a pas d'éléphant de mer à Neuilly sur Seine.
J'ai juste la larme tapageuse !

En vous r'merciant, bonsoir !

Ps: Comme indiqué plus haut, je vais sous peu libérer l'espace qu'a eu la bonté de me préter Skyblog, pour fixer mes écrits et ma prose en d'autres lieux. Qui m'aime me suive et continue à me lire.

# Posté le samedi 28 avril 2007 12:11

Modifié le samedi 28 avril 2007 12:58

Où le Narrateur enrage de devoir faire preuve d'imagination année après année à cette époque, et cultive donc son coté drama-queen, drapé dans une aigreur de façade...

Où le Narrateur enrage de devoir faire preuve d'imagination année après année à cette époque, et cultive donc son coté drama-queen, drapé dans une aigreur de façade...
Hola, Ami Lecteur, c'est effectivement la 3ème année que j'ai le déplaisir profond d'écrire un post en cette période où l'amour devient sujet à commerce ailleurs qu'au Bois et dans la Rue St Denis. 3 Ans que je supporte les affiches, la Radio, la Télé, même les pubs du Loto pour la super cagnotte des Amoureux... L'on pourrait d'ailleurs à ce propos proposer un sujet de Philo : « LES bourses de l'Hommes peuvent elle encore déborder d'Amour, dès lors que SA bourse déborde de 56.000.000 d'Euros s'il est un gagnant du premier Rang ? »
Pourquoi partager 56.000.000 d'Euros à deux alors qu'on peut les croquer seul...

Hein ???
Dîtes ????
Euuhhh....
Il y a quelqu'un ?
Serais je le seul à penser cela ?
Oui ?
Oups ? Serais-je une ordure ???
Mais ceci expliquerait donc cela...

3 ans donc, que tel le vieux Fidèle, je remâche amertume et sarcasme aux alentours de ce 45ème jour de l'année. Et qu'il faut être original, en plus.
Car oui, Ami Lecteur... Il peut certes m'arriver de disparaître pendant des mois entiers, mais je ne t'en respecte pas moins. Du moins te respecte-je assez pour ne pas te servir deux fois de suite la même soupe en espérant que tu ne t'en aperçoives pas. Que Nenni. Ceci ne serait pas digne du noble Bloggueur que je me targue d'être. Et... ? Je n'écris pas assez d'articles pour que tu en oublies un d'une année sur l'autre ? Il y a de ça aussi.
Toujours est il que cette année, j'ai commencé à me creuser les méninges dès la première semaine de Janvier, sitôt digérés Huîtres et Foie Gras, le goût des bulles encore en bouche, afin de trouver un sujet qui vaille la peine d'être lu.
Et écrit, par la même occasion, car n'oublions tout de même pas que dans le duo que nous formons, Ami Lecteur, c'est un peu moi qui fais tout le Travail, quand même...
Alors récapitulons....

Le Fiel, ça a été fait la première Année... « Saint Valentin à appréciation variable » (deuxième en partant du bas de la page)

La pitoyable tentative de se persuader façon méthode Coué, ç a été fait la deuxième Année... « Où le Narrateur trouve 100 points positifs (et autres réflexions) au fait d'être célibataire le 14 Février et d'autres jours... » (aussi deuxième en partant du bas)

Cette année, une fois n'est pas coutume, nous ferons dans la victimisation la plus bassement larmoyante, dans un style très « Voyez comme je suis gentil et aimant, moi qui offre mon c½ur sur un plateau, pour le voir foulé au pied sans la moindre once d'humanité ni même une petite pipe en passant, quand même ça t'arracherait pas la bite ?!».

Comme tu as pu le subodorer suite aux quelques allusions habilement glissées dans mes textes (Nikko aime à pratiquer une écriture dite « à tiroirs ») récents ou moins récents, j'eus, parmi mes amants impossibles, la riche idée d'en choisir un qui résidait à Montréal. « Tu n'as pas pris le plus facile » me diras-tu !
A cela je répondrais, premièrement « d'où tu me tutoie ? » et deuxièmement « certes, mais la facilité m'emmerde profondément ! » Ceci dit, je te le concède, j'avais eu peut être là les yeux plus gros que le ventre. Et Dieu sait s'il y a du boulot, pourtant...

Voici venir la genèse de l'Histoire.
Mon premier contact avec le Net se passa fin 2000. Lorsque je me réhabituais péniblement à la vie commune avec moi-même, après 3 ans de vie commune avec Alex, mon Ex N° 1, premier amour concrétisé de ma Vie, prunelle de mes yeux, lumière de mon chemin, envoyez les violons. Plus exactement après 3 ans de vie commune avec Alex, puis 3 mois de squattage larmoyant chez Tantine, suite à une fin de parcours pour le moins abrupte avec ledit « Ex N°1 Premier Amour Prunelle Lumière Violon » au cours de laquelle j'appris une des sacro-saintes règles de la vie de couple :

« Ne t'aventures point, avec un Garçon,
Sous le même toit, à vivre votre Union,
Si nulle part sur le bail n'apparaît ton Nom »

Où alors assures toi que tu as le téléphone des Enfants de Don Quichotte dans la poche, et qu'il reste une place au camping des flots pas si bleus, quai du Canal St Martin, 75011, Paris.

Le but du squattage en question n'était dans un premier temps que de m'assurer un toit sous lequel vagir bruyamment tous les soirs que Dieu faisait sans Alex, car assis au milieu de mes affaires sur le trottoir Place Clichy, ça aurait fait désordre.
Puis, dans un deuxième temps, à me refaire financièrement afin de pouvoir me retrouver un cadre de vie personnel où il n'y avait pas Jean Pierre Pernaud à 13H00 et le BigDil à 19H30.
Oui, le Narrateur conchie copieusement ici la chaîne du Sieur Bouygues, mais il assume pleinement, et il pisse à la raie de ceux à qui ça déplait.
Après quelques jours de recherche, je trouvai la perle : « Neuilly / S. Stud. 30M2 pr. Ts. Comm. Cave. Asc. Gardien. 2300 F CC »... C'est pas de la perle, ça ????
J'occupe d'ailleurs à ce jour toujours ladite perle, dont le loyer atteint royalement les 390 Euros maintenant. On comprendra mieux que je la réhabilitasse à mes frais l'année dernière étant donné que je ne suis pas près de plier bagages.
Bref, une fois trouvée la perle, manquait le Financier. Trouvé lui aussi au final, en la personne de Tantine, que je tapai d'une somme rondelette (Intégralement remboursée par la suite, faut pas abuser non plus) afin de m'y installer. Puis, après réflexion, je décidai d'augmenter le montant du prêt pour enfin me payer mon premier PC.
Si ! Si ! Je réfléchis, des fois. Quand tout le sang de mon corps n'est point occupé en région sub-abdominale, il en reste assez pour irriguer mes neurones et permettre à ma matière grise de fonctionner. Ce qui arrive assez peu souvent, aux dires de quelques uns de mes contacts réguliers. A ceux là je répondrai : 1/ Que c'est pas faux ; et 2/ Que certains ne s'en sont pas plaints en maintes occasions. Non mais oooh ! Bande d'ingrats ! Putain, il était pas tout seul, Judas.
C'est donc ému que je fis l'acquisition de mon premier PC, une machine flambant neuve, à la pointe de la technologie, avec un processeur à 500 Mhz, un disque dur de 15 Go, et une connexion analogique à 56 Kbps...Le temps que les morveux pré pubères nés dans l'ADSL aient fini de se bidonner, je leur en colle une et je reviens.
Ce fut par la même occasion mon premier contact avec l'univers du Tchat'. – Et OUI, moi aussi j'ai eus l'air con à poser LA question « C'est quoi LOL ? »-
C'est un des premiers soirs où je déambulais sur feu GAY.COM que je fis la connaissance de « Rocky Bad Boy », jeune montréalais de 18 ans. Le courant est plutôt bien passé, et nous eûmes une sorte de net romance qui dura les 3 mois suivants. Le premier qui demande qui faisait Meg Ryan, je lui en colle une. Nous ne communiquions que par mail, car à cette époque lointaine, Alice ne chantait pas encore Wou-Hou, et une minute de Paris Montréal, ça coûtait la peau des couilles.
Puis lui finit par rencontrer quelqu'un là bas, et moi de mon coté je rencontrai Bastian, qui partagea ma vie mes emmerdes mes fantasmes pendant presque 3 ans. Au bout desquels, après une période de deuil décente (Du moins la mienne le fut elle) il devienne l'un des amis auxquels je tienne le plus en ce bas monde.
Après cette rupture, je passai quelques mois à patauger dans un amour très fort pour Lionel, un autre garçon, amour très fort, certes, mais à sens unique, qui ne déboucha que sur une augmentation certaine de ma consommation journalière de Léxomil. Et sur un article... (tout en bas de la page, là, pour le coup... Comme le moral de l'époque). Dommage collatéral, quand tu nous tiens!!!
Puis, comme par magie, réapparut mon Québécois. Un coup de fil, un soir, comme ça, après trois ans d'éloignement, et tout revint. Notre complicité était intacte, comme si nous nous étions quittés la veille. La flamme finit même par se rallumer sans que nous ne nous en rendions compte. Si ! Si ! Parfaitement ! J'insiste sur le « sans que nous nous en rendions compte ».
Comme je le disais à l'instant ; je sortais, outre la rupture de cette histoire qui m'avait laissé laminé, et Roch, de son côté, était toujours avec le mec qu'il avait rencontré lorsque l'on s'était perdus de vue, même si, comme il me l'apprit plus tard, ça battait de l'aile.
Aussi étions nous tous deux à 1000 lieues de penser rallumer quoi que ce soit. Et pourtant...
Le but de son appel était de m'avertir qu'il comptait, en Octobre, faire un voyage à travers l'Europe pendant un mois ; et ayant retrouvé notre correspondance, il avait décidé qu'il passerait deux ou trois jours chez moi.
Passion aidant, c'est en fait trois semaines qu'il passa chez moi, trois semaines vécues sur un nuage à l'issue desquelles nous nous sommes quittés le c½ur plein de promesses.
Dont celle que je monterai, moi, le voir lors des vacances de pâques suivantes, en Avril 2004.
Fin décembre, le 27 précisément, n'y tenant plus, et sur un de ces fameux coups de tête du c½ur qui font ma réputation de romantique enflammé dans les dîners mondains, je réservai mon aller retour de Pâques, mais en plus de cela, je me mis en tête de lui faire la surprise d'aller le chercher à la sortie de son travail, le soir de la St Valentin, et de passer le week end avec lui, à le noyer sous mon amour. Oui. Parfaitement. Aller le chercher à la sortie du travail, le 14 Février... à 6.000 Kilomètres. A Montréal. Classe, non ?
A ceci près que lui aussi a décidé de me faire une surprise. Il m'appela le 1er Janvier, pour me souhaiter ses v½ux, et me faire par la même occasion partager sa joie d'avoir rencontré un mec qui semblait intéressant lors de sa soirée du Nouvel An. Bizarrement je ne partageai pas sa joie. Et encore plus bizarrement il en prit ombrage.
Ben j'avais l'air fin, moi, avec ma surprise non échangeable, non remboursable, non cessible.
Bien évidemment je pris la décision de ne pas partir, puis sur les conseils d'amis sages « Ca serait con de rater une occasion pareille de visiter Montréal » ; moins sages « Ca serait con de rater une occasion pareille de visiter les Montréalais » ; et même Ô cynisme cher à mon c½ur, de l'Elu lui-même, après que je lui aie fait part de mon insondable créativité en matière de conneries quand le c½ur parle en premier : « Ne déchire pas ton billet, tu ne sais pas ce qui peut arriver dans ma vie d'ici ta venue. » ; je me laissai fléchir.
Après tout j'étais grand, j'étais fort, c'était vrai que Montréal m'avait toujours tenté. Et puis je pourrai toujours dormir à l'Hôtel. Et puis tiens, va savoir. Je pourrais même être assez fort pour le voir en Ami... Oui, j'étais con, aussi, oui.
Le fait est qu'au final, Air Canada comptait un Nikko angoissé mais excité de ce premier pas sur le continent américain, dans son vol de 9H matin du 13 Février 2004.
7 heures de vol, 6H de décalage horaire, j'atterris à 10H(16H) et me voilà à la porte du St***ucks dont il était Manager, en train de le regarder me sourire de toutes ses dents.

NdN : Pour la durée de mon séjour, et dans un souci de ne pas te perdre dans les couloirs du temps, Ami Lecteur, je ferai suivre entre parenthèses l'heure équivalente en France de chaque moment de mon séjour à Montréal.

Longues embrassades, même un baiser, et nous partîmes à la découverte de Montréal, puisqu'il finissait sa journée.
Enfin, à la découverte du quartier gay de Montréal.
Enfin, à la découverte d'un Sex Shop du quartier gay de Montréal : Il lui fallait acheter du gel à cul, parce qu'ils n'en avaient plus, lui et son copain.
Pour te répondre, non, vraiment non, j'ai vérifié, et accompagner le mec que j'aimais lors de son réapprovisionnement en lubrifiant pour que ça ne grince pas la prochaine fois qu'il se ferait sauter -et pas par moi- ne faisait pas partie du programme que j'avais prévu.
J'appris d'ailleurs en sortant du magasin que la prochaine fois en question serait peut être plus proche que prévu, car il pensait me présenter son mec le soir même, et du même coup le garder à dormir. Enfin, quand je dis dormir... Moi par contre, je n'aurais qu'à dormir dans le salon, sur le canapé (je n'ai pas mis canapé lit, mais ça n'est pas un oubli).
Je réponds d'avance à ta question : Non, ce ne seront pas les seuls coups de poignard !
Il eut sans doutes pitié de l'air de lapin pris dans les phares que j'ai sans le moindre doute arboré en apprenant la nouvelle, puisque nous ne fûmes finalement que trois, dans son appart le soir, en comptant son colloc. Dîner léger, discussion un peu tendue (J'avais découvert qu'en fait je n'étais pas fort pour deux sous, et que je rêvais toujours de le couvrir de bisous). Il finit par s'endormir, vers 2H(8H) du matin. Moi, par contre, impossible de m'endormir. Autant, dans le Sex Shop, je piquais du nez dans les capotes et autres artefacts sodomites, vu qu'il était 19H(01H) ; autant à 2H(8H), je repartais pour un cycle !
Bref, après une nuit courte et entrecoupée, nous nous retrouvâmes devant la télé pour le petit dèj. Et devant la météo. Où le Gillot Pétré local nous expliqua que la température du jour serait de -25°. Je sursautais visiblement. Putain, je savais que ça caillait, mais on n'était pas en Sibérie centrale, quand même.
« ... vous rappelle que l'Indice de Vent sera de 15, aujourd'hui » continuait à pérorer le compatriote climatologue de Linda Lemay.
Indice de vent ? C'est quoi encore ça ? Quelques explications de Roch m'apprirent que l'indice de vent était le chiffre à déduire (Si Si, on peut encore déduire quelque chose de -25°), pour avoir la température finale.
Alors là je me la joue Bertrand Renard, et je calcule que -25°-15, ça va nous faire....

Putain...

Non ????

-40 ????

Mais ils sont malades dans ce pays !!!!

Je ne pensais même pas que ça pouvait être humain, ce genre de température. Le programme de la journée m'apparut sous un jour totalement nouveau, au final. Nous devions passer la journée dans Montréal, à faire les magasins de sape. Enfin rectifions. IL allait acheter des sapes, mon rôle à moi serait de le conseiller.
Parce qu'apparemment, il aimait bien mes idées en matière d'associations de matières, de sapes et d'accessoires, telle une Miranda Priestly de bas étage.
Et puis aussi qu'avec 2 aller – retour Paris Montréal, même en promo (d'où les conditions de merde de non remboursement et tout le bordel), ben niveau sapes, c'est pas demain que je refoutrais les pieds chez Prada.
En fait il compter passer la soirée de la St Valentin avec son mec, m'avait il appris la veille. Et devant ma tête un tout petit poil déconfite (si si je vous jure, je fus sobre dans la déconfiture), il crut utile de souligner que bah quand même c'est plutôt normal, de vouloir passer la soirée des amoureux avec son amoureux, non, je ne trouvais pas ?
Bah si pov' con, je trouvais ça normal. A ton avis, j'étais venu faire quoi, moi, à 6.000 bornes de chez moi, par -6 000 degrés ? J'suis venu aux champignons peut être !!!!!

Loin de moi l'idée de lui interdire de passer cette soirée avec son mec, j'aurais juste aimé que dans ce cas là il ne m'encourage pas à venir quand même. C'est plutôt normal, non, vous ne trouvez pas ?
Et mon rôle de Personal Designer (J'eus personnellement préféré être son Personal Trainer, clin d'oeils aux amateurs du charme de la Tchécoslovaquie) était de faire en sorte qu'il soit le plus au top possible pour son rendez vous avec un autre donc. Non, je confirme, il n'a aucune considération!.
Cerise sur le cadeau, il m'a demandé mon avis pour le cadeau à offrir à son cher et tendre.

STOOOOOOOOOOOOP !!!!! Je me permets ici de t'arrêter dans ton élan, et te serais reconnaissant d'arrêter de te dire « qu'il-est-con-non-mais-qu'il-est-con » parce que 1/ je le sais, et 2/ j'avais deux excuses : J'étais (malgré tout) toujours amoureux, et le Novotel Montréal était complet. Je m'étais renseigné, après le coup du gel !

Bref, à 17H(23H) le voilà prêt à partir, et moi à téléphoner à tout ce que je comptait comme amis compatissants (Alix je ne pourrai jamais assez te remercier dans cette vie ni la prochaine) pour pleurer sur mon malheur.
Je ne le revis qu'à 13H(19H) le lendemain alors qu'il devait rentrer vers 00H(6H) - soit 13H de retard...-, et en plus pour me faire engueuler.
Je m'explique : La soirée s'était en fait apparemment mal passée, parce qu'il s'avérait qu'au final son copain vivait mal ma venue (Comme quoi on était d'accord sur quelque chose, lui et moi), et le lui avait bien fait sentir. Donc, en clair, moi qui ne voulais pas venir, j'étais en train de me faire pourrir par le mec qui m'avait convaincu de venir, parce que ça avait dérangé un mec qui ne voulait pas que je vienne. Ca suit, dans le fond ?
Mais en fait, avec le recul (Et deux Stillnox) je peux être assez serein pour dire que je devrais lui être reconnaissant de cet ultime coup de gueule. Parce que c'est grâce à cette fameuse après midi que j'ai commencé à le trouver plus minable que craquant. En fait au moment où il a eu l'idée de me présenter son copain, arguant qu'il voulait que son meilleur ami (Sans doutes moi, puisque j'avais été rétrogradé), et son Copain se rencontrent et s'apprécient.
Je crois que seule la crainte que les prisons Montréalaise puissent ne pas être chauffées me retint de lui enfoncer la tête dans une congère jusqu'à ce qu'il soit aussi froid que la rage qui m'étreignait le c½ur.
Etonnement, la rencontre –Oui, rencontre il y eut. Je te rappelle que je ne pouvais me permettre d'être SDF, et puis je me disais que je reprenais l'avion dans moins de deux jours, buvons jusqu'à la lie bla bla bla...- Etonemment, donc, la rencontre se passa plutôt bien. Je me retrouvai face à l'Autre, qui se révéla être un garçon somme toute sympa, et à qui je n'avais, en soi, rien à reprocher, sinon d'avoir saisi une occase que tout le monde aurait saisi. Mais comme tu t'en doutes, cela donna à Roch un autre prétexte à râler que c'était bien la peine d'en faire tout un plat si c'était pour que ça se passe bien, et que s'il avait su il l'aurait fait venir dès le premier soir. Mais à ce stade là, je m'en foutais, j'avais commencé le décompte jusqu'à l'heure du décollage, le mardi. Il fut au final beaucoup plus agréable l'après midi et la soirée du Dimanche, peut être se rendait il compte qu'il avait un poil dépassé les bornes, je n'en savais rien, j'avais abandonné l'idée de le comprendre depuis un moment, et puis de toutes façon je m'en foutais.
Mais au final, son vrai coup d'éclat se passa le Lundi soir. Puisque ça s'était si bien passé la veille, eh bien son copain viendrait dormir à l'appart le soir. Bon, moi, direction le canapé, au coucher, trop blasé pour relever le coup de plus. Par contre ça a été une autre affaire de découvrir que l'Ouvrier du Bâtiment canadien, si noble travailleur soit il, n'est pas ce qui se fait de plus doué en isolation phonique. Ils parlaient, dans la chambre, et j'étais presque à même de suivre la conversation tellement j'entendais. Mais une idée fit son chemin dans mon petit cerveau : Si j'entendais leur conversation, rien d'autre ne me serait épargné. Et là, aussi surprenant cela soit il, même mon masochisme a des limites, aussi attrapai-je mon mini-disc, pour me passer et repasser en boucle l'intégrale de Björk, histoire d'entendre, à défaut de le vérifier, que I'll be given love, I'll have to trust it. Pour le moment, j'étais given un canapé pas forcément confortable, et un séjour de merde.
De toutes façons je n'aurais pas pu dormir avec ce putain de jetlag. Et un autre avantage à Björk, et qu'on l'aime ou pas on ne peut que le reconnaître, c'est qu'aucun orgasme si puissant soit il ne pourra se faire entendre au dessus de la voix de pic à glace de l'icône Islandaise.
Le lendemain, je profitai de l'appart seul (ils bossaient tous les deux) pour enfin passer un moment vraiment agréable, le premier du séjour, en fait, dans un bain brûlant, le temps de faire le bilan du voyage, pas forcément glorieux d'ailleurs.
A 14H(20H) c'est presque soulagé que j'appris qu'il ne m'accompagnerait que jusqu'au bus, et non pas jusqu'à l'aéroport... Je n'avais plus rien à lui dire.
Je ne pensais maintenant qu'à une chose, cinq heures après, à 19H(01H) je reprendrai ce putain d'avion, pour 7H, et du coup ré-atterrir en France à 8 heures du mat, sans avoir réussi à dormir, bien sur, et reprendre le taf à 11H du matin.

Je ne dirai qu'une chose maintenant : Que celui qui a déjà vécu une Saint Valentin plus pourrie que ça, que celui là me jette la première lingette Air France.

En vous r'merciant bonsoir.

# Posté le mercredi 14 février 2007 08:42

Modifié le mercredi 14 février 2007 23:35