Rassure toi, Ami Lecteur, c'est en effet ma deuxième critique d'un récent produit du cinématographe, mais il n'est pas question pour autant de faire de cet espace une antichambre des "Cahiers du Cinéma" ou de la rubrique culturelle de "Modes et Travaux".
Nikko se reserve simplement de temps en temps le droit de crier son amour ou de cracher son venin, selon que l'oeuvre incriminée l'aura rendue euphorique ou nauséeux.
De plus, cela changera sur le JDI de toutes ces analyses post-électorales à la perspicacité quasi divinatoire qui ramènent Jean Michel Apathie au rang de camelot de la Samaritaine un jour de soldes.
Profitant de mes vacances aprement gagnées, je décidai avec un ami cinéphile de me "faire une toile" comme on aime à le dire dans les milieux prolétaires au sein des campings.
Et n'ayons pas peur des mots, J'AI JOUI!!!!!!!!!!
Ton oeil sagace l'aura, j'en suis sûr, deviné à l'image illustrant cet article, le film responsable de ce pur moment d'extase passagère fut "Irina Palm".
Certes, nous sommes ici dans le domaine de l' "Art et Essai", en tout cas labélisé indépendant, car tous les ingrédients sont réunis: Du cul, exercé par une vieille dame devenue indigne sous les coups d'un destin cruel, un mari décédé, un petit fils mourant, origine ouvrière et banlieue Londonienne... On dirait du Ken Loach!
Et pour toutes ces raisons, en tout cas pour les deux premières, je suis assuré de ne pas entendre la péroxydée lambda de la rue Ste Croix beugler "Irina kiiiii?", car même elle aura pu lire dans LA page culture de son E-Male ou Illico préféré un entrefilet sur ce film.
Car tout film indépendant, surtout gay mais pas que, du moment qu'il est un tant soi peu dénudé, aura bonne presse. Faut de la bite! On aura beaucoup entendu parler de "O fantasma", "Hustler White", et autres "Ken park", mais beaucoup moins de "Pretre", de Antonia Bird!
Quant à l'aspect gériartrique, c'est connu, il y a une formidable histoire d'amour entre la communauté d'invertis que nous sommes, et les mamies Trash! Tatie Danielle est vachement plus bankébeul que mamie Nova, dans le Marais. On adore quand le cheveu bleu cache une âme noire.
Ici cependant, le cheveu est brun, et il appartient à Marianne Faithfull, sulfureuse icone des des 70's et de l'époque du Swinging London, grande prétresse du "Sex, Drugs and Rock'n Roll", égérie de Mick jagger, sur la queue duquel on pouvait accessoirement la trouver, quand lui même n'était pas sur celle de Bowie, de queue. L'on comprendra d'ailleurs pourquoi elle a autant la pêche à 60 printemps:
Sucer Mick, au rythme où il se poudrait les sinus, c'est du Gatorade qu'il devait éjaculer!!
Bref, le pitch est le suivant: Après de nombreux traitements inefficaces, Maggie se desespère de voir se déteriorer l'état de santé de son petit fils, atteint d'une maladie orpheline. La dernière chance réside dans un traitement expérimental, uniquement pratiqué en Australie. Le traitement en lui même est gratuit, mais le voyage et le cout du séjour restent à la charge de la belle fille de maggie et de son fils (Kevin Bishop, le choupinesque blondinet de l'Auberge Espagnole). Qui forcément n'ont pas de quoi payer.
A court de moyens pour obtenir la somme nécessaire, Maggie se résout à chercher du travail, et pousse la porte d'un club de Soho, le "Sexy World" tenu par Micki, qui recherche une Hotesse. Elle postule, n'ayant pas saisi l'euphémisme. C'est ainsi qu' elle devient Irina Palm, masturbeuse à la chaine de son état à 700£ la semaine.
Ceci dit, à 2800£ le mois, moi je dis ca vaut le coup d'investir dans la Neutrogena.
Pour Info, 1£ c'est 1.50 ¤.
La seule prestation que je connaissais de Marianne Faithfull jusqu'à aujourd'hui, c'était le rôle de Dieu (rien que ca) dans un épisode d'AbFab où elle disputait au Diable l'âme de Patsy, si tant est qu'elle en a une. Mais méa culpa, je vais m'empresser de réparer cela en voyant le plus tôt possible "Intimité" et "Marie Antoinette" que, Shame on me, je n'ai pas encore vus.
Elle est tout simplement parfaite dans ce film. Une qualité de jeu pareille ça se fait rare! Et pour une vieille rombière terne sur le retour, comme elle se décrit elle même, je trouve, moi, qu'elle dépote pas mal la mamie Rockeuse!
Tout le ton du film est à l'unisson, alternant les moments intenses et les épisodes franchement hilarants, comme quand elle redécore le "bureau" où elle branle assidument ses clients façon cottage cosy, avec aquarelles et fleurs séchées.
L'autre personnage incontournable du film est la BO tout simplement envoutante, à base de guitares lancinantes et plaintives qui ne sont pas sans rappeller Pink Floyd, période post-Roger Waters.
J'ai l'outrecuidance de penser être de bon conseil en t'invitant à te ruer voir ce petit bijou, Ami Lecteur.
Autre avantage, l'absence totale d'effets spéciaux du film garantiraun nombre de seaux de Pop Corn et de jeunes Lascars égal à zéro. Ces derniers étant tout de même moins agréable dans le rang de derrière au ciné que sur un DVD "Wesh Cousin", convenons en!
En vous r'merciant bonsoir!
Ps1: A l'attention de ceux qui ont cru que j'avais le mauvais gout de me moquer d'Annie Girardot sous pretexte qu'elle ne peut plus se rappeller où elle a mis ses clés de voiture (ce qui tombe bien puisqu'elle ne se rappelle plus si elle a une voiture), Il est évident que je paraphrasait son discours des césars 95.
Je crie mon admiration pour cette actrice qui est une Grande Dame. Qui nous manquera. Et si on n'a que Virginie Ledoyen pour reprendre le flambeau, on n'est pas dans la merde!!!!!
Ps2: Ce qui me comblerait d'aise, ce serait vos commentaires sur le film, si vous décidez d'aller le voir. Que vous ayez aimé ou non!